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Rapports
Publié par souilmi yasser le 31/01/2020 - 14:00

De nos jours, plusieurs chartes internationales revendiquent des droits sociaux dont le Droit à l’eau qui en constitue un droit fondamental. En effet, depuis 2014, la Tunisie a effectué la reconnaissance du droit à l’eau comme étant un droit constitutionnel garanti pour tous les Tunisiens dans le but de promouvoir les fondements de la justice sociale et l’égalité entre les régions. Mais, malheureusement, il n’y a pas eu une mise en œuvre effective des mesures de son application.

Actuellement, la Tunisie connait une récurrence des coupures d’eau potable menant ainsi à une hausse du rythme des mouvements sociaux demandant l’accès à l’eau et l’assainissement.

Face à cette situation, l’association NOMAD 08 dans le cadre de son projet l’Observatoire Tunisien de l’Eau, en suivant une démarche participative et citoyenne, a effectué une visite de terrain, le 19 Janvier 2020, à la région d’EL NACER, de la délégation de Mateur sise au gouvernorat de Bizerte.

Cette mission a pour but d’acquérir une connaissance globale de la région, de se rapprocher des citoyens et d’écouter leurs problèmes ainsi que leurs demandes en ce qui concerne l’approvisionnement en eau qu’elle soit potable ou bien pour d’autres fins telles que l’agriculture.

Au cours de cette visite, les habitants de la région ont mis l’accent sur l’échec des politiques publiques adoptées en termes de distribution de la richesse hydraulique malgré l’existence d’une SONEDE dans la région.

Durant 3 jours successifs, les citoyens d’EL NACER ont protesté contre les autorités locales. En fait, après un long débat avec le président de la municipalité, plusieurs décisions ont été prises dont on cite principalement le raccordement de 54 maisons avec de l’eau potable. Mais, les habitants se plaignent encore de la longueur de procédures d’application suite à la multiplicité des intervenants dans le secteur.

 

Face à la politique de procrastination adoptée par l’Etat, Quel est le destin de ces habitants ‘assoiffés’ et des milliers d’autres personnes en Tunisie qui demandent leurs moindres droits pour survivre ?

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