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Publié par souilmi yasser le 27/01/2020 - 20:30

Introduction générale :

Selon la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Droit à l’Eau est intimement associé à la dignité Humaine et par conséquent au Droit à la Vie. Il s’agit d’un Droit Fondamental et Social et un principe Constitutionnel parmi l’Arsenal Juridique et Réglementaire du secteur de l’eau en Tunisie.

Cependant, des mesures concrètes doivent être prises en compte par l’État pour garantir ce droit pour tous les citoyens tunisiens indépendamment de la zone géographique dont ils appartiennent.

L’association NOMAD 08, dans le cadre de son projet l’Observatoire Tunisien de l’Eau, travaille sur la promotion du Droit à l’eau en procédant par une approche participative et citoyenne. C’est dans ce cadre que s’inscrit une visite à la région d’OULED BARKA, effectuée le 25 Janvier 2020.

La zone visitée est appelée ‘EL HOUWAYJIA’, appartenant à la IMADA ‘OULED BARKA’, de la délégation de FOUSSENA qui est sise au gouvernorat de KASSERINE.

Cette mission a pour but d’exploiter la région et de diagnostiquer de près les problèmes rencontrés en termes d’approvisionnement en eau potable afin de les mettre à la disposition des autorités chargées de prendre les mesures nécessaires.

 Rencontre avec les citoyens de la région :

Selon le témoignage des citoyens de la région, il y a une pénurie structurelle en eau potable qui est due essentiellement à la négligence de l’entrepreneur à accomplir le raccordement de la région en eau potable. Malgré qu’il ait mis en place des débitmètres, et sous prétexte du manque du budget alloué, il n’a pas finalisé le raccordement.

Toutefois, les autorités régionales ont approuvé l’inscription au budget d’une première tranche de 500 000 DT puis de 150 000 DT pour approvisionner toute la région en eau potable.

Face à cet état, et malgré tous les appels d’interventions faits par les habitants de la région, l’Etat n’a pas réagi.

De plus, l’un des citoyens a mis l’accent sur la corruption administrative qui constitue un obstacle devant la jouissance du droit à l’eau.

Par ailleurs, ce même entrepreneur ne lui a pas suffi d’assoiffer ces citoyens, il aussi a porté plainte contre eux d’avoir détruits ses équipements de raccordement pour se dérober de la responsabilité.  Cette fausse accusation a engendré une série de conflits dispersant ainsi l’attention générale des autorités du sujet principal qui est l’eau potable.

En effet, le droit à l’eau est un droit constitutionnel qui ne dépend pas de la zone géographique et du relief ni de la bureaucratie administrative : l’État doit le garantir pour tous ses citoyens et doit également prendre toutes les mesures de sanction nécessaires contre tous dépassements de la loi.

Ressentis marginalisés, les habitants de la région d’OULED BARKA ont eu recours au ‘MAJEL’ (citerne d’eau de pluie) comme une alternative pour s’approvisionner en eau potable. Cette eau non traitée a provoqué l’apparition de plusieurs maladies rénales chez les habitants de la région. Ces ‘assoiffés’ demandent leurs raccordements en eau potable dans les plus brefs délais.

 

 

 

 

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